Who is it ?

Mr Time...

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About my World !

Your turn !

Dimanche 24 juin 2007
Totoro-Neko-Mei-Caramel-s60c2.jpg     Voilà ce qui ce passe quand on n'a rien à faire un dimanche après-midi ! On peuple la toile de milliards de petites pages web ! Parce que, ne me faites pas croire que je suis la seule, en ce dimanche 24 juin 2007, à ne pas savoir quoi faire et donc, comme dernier recour face à l'immense détresse à laquelle je me trouve confrontée, créer un blog totallement inutile ! Un blog avec une histoire. Et cette histoire...

    C'est l'histoire d'une fille qui aime les papillon, la musique et le Japon. C'est l'histoire d'une ville, née dans l'imaginaire de cette fille. C'est l'histoire d'une vie, l'histoire de la vie de la fille et de la ville. C'est l'histoire de tout ce que nous avons l'habitude d'appeler "notions abstraites". C'est l'histoire où les "notions abstraites" ont enfin une forme et des couleurs et où elles font sentir qu'elles existent. C'est l'histoire d'une déesse, qui règne sur cette ville. C'est l'histoire de la fille qui se prenait pour cette déesse. C'est l'histoire d'une vie, et aussi l'histoire de plusieurs vies. C'est une histoire comme une autre et, comme toutes les histoires, tellement différente des autres histoires. C
'est une histoire nouvelle, une histoire ancienne. Ce n'est sûrement pas la première fois que cette histoire est écrite, mais ce n'est pas le plus important. Le plus important pour cette histoire, c'est qu'elle existe. Et à travers elle, des milliers et des millions d'autres histoires vont pouvoir naître. C'est une histoire qui s'inspire librement de tout et de rien.

    C'est l'histoire de...
Par Mei
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Dimanche 24 juin 2007
    Tous les matins, Mr Time se rendait au travail. Il se levait très tôt pour ne pas être confronté à la foule de l'heure de pointe dans le métro (car, comme dans toutes les villes modernes, Mr Time ne pouvait pas se déplacer en voiture). Avant de partir, il déposait un léger bisous sur le front de Mrs Time, craignant toujours de la réveiller (ce qu'il ignorait, c'est qu'elle faisait semblant de dormir). Une fois arrivé au travail, il faisait toujours les mêmes gestes avant de commencer à travailler : il déposait son par-dessus beige sur le porte-manteau de son bureau, déposait sa serviette sur sa chaise, s'étirait, et allait se préparer le café qu'il n'avait pas le temps de prendre chez lui (car, ne nous méprenons pas, Mr Time est en quelque sorte le jumeau de M. Tout Le Monde). Une fois son rituel accompli, il se plaçait derrière son bureau et pouvait enfin commencer son dur labeur : inventer le futur.

    Un jour comme les autres, Mr Time était en train de mettre au point la voiture volante, de déterminer en quelle année elle serait brevetée et par qui, quand, de fil en aiguille, il se rapela le jour où il avait inventé la roue, se disant qu'un objet comme ça ne se démoderait jamais. Sans vraiment savoir pourquoi, il se sentit obligé d'interrompre son travail quelques instants, et pour mettre sa pause fortuite à profit, il décida d'aller faire un tour dans les rues de la ville. Il s'arrêta au café le plus proche et commanda un Capuccino à emporter, qu'il alla déguster sur un banc devant la rivière qui traversait la métropole. Là, il commença à réfléchir à sa vie, se demandant s'il allait mourir un jour. Il se souvenait de son ami Mr Wood qui était revenu de la guerre il y a quelques temps pour y retourner presque aussitôt, emputé d'une jambe ; il se souvenait aussi de sa voisine Mrs Water, de plus en plus vieille et fripée (peut-être qu'elle donnait trop d'elle même).
    A force de voir le Temps lui-même faire travailler sa tête aussi fort, la Journée avait décidé de  travailler plus fort elle aussi. En seulement deux heures, elle avait fait passer le soleil du zénith au crépuscule.
    Le changement de Lumière avait attiré l'attention de Mr Time. Il regarda le coucher du Soleil pour se vider la tête de tout es ses idées saugrenues. Une fois la première Etoile apparue, Mr Time décida qu'il était grand temps pour lui d'aller rejoindre sa femme. Il parcourut la distance qui le séparait de chez lui à pied, s'arrêtant devant presque toutes les boutiques, cherchant désespérément un cadeau pour se faire pardonner son retard quand il passa devant une boutique de jouets en bois fabriqués à l'ancienne. C'était parfait ! Il entra dans la boutique.

    Mr Time était en retard, ce n'était pas son habitude... Il avait toujours été très ponctuel. Mrs Time s'inquiétait. Le repas était froid. Elle était sur le point de sortir chercher son époux lorsque la porte s'ouvrit lentement. Mr Time fit son entrée, un air penaud sur son visage. Mrs Time lui faisait les gros yeux et avait ouvert la bouche pour le sermonner lorsque son mari lui tendit un cadeau. Curieuse, elle referma la bouche, prit le paquet et l'ouvrit. Tout à coup, son regard s'illumina et un large sourire se dessina sur sa figure. Elle attrapa le petit cheval de bois le plus délicatement possible et alla se blotir dans les bras de son mari. Elle avait toujours cru qu'il ne souvenait pas que c'était une idée à elle d'apprivoiser les chevaux pour se déplacer, elle ne soupçonnait même pas qu'il savait que c'était elle qui avait sculpté le premier jouet de bois pour un petit garçon malade. Elle le regarda dans les yeux et lui dit :
    "Depuis combien de siècles ne sommes-nous pas partis tous les deux en week-end ?"

    Neuf mois plus tard, le premier enfant de Mr et Mrs Time était né. C'était une fille, et ils l'appelèrent Past. time-thb2.jpg
Par Mei
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Samedi 30 juin 2007

WEB-lune-croissant1.jpg     C’était un jour comme un autre, peut-être. La Tristesse comme tous les jours, se levait. Elle avait beaucoup à faire dans le monde : tous ces gens qui mourraient, et toutes les grosses déceptions, et même les petites contrariétés. Mais le problème ce jour-là était que la veille au soir, elle s’était méchamment fâchée avec sa collègue la Colère et sa cousine la Frustration. D’après elles, la Tristesse se plaignait trop, elle n’était jamais contente. A la pensée de cette dispute, la Tristesse se mit à pleurer. A vrai dire, c'est à peu près tout ce qu'elle savait faire dans les situations de crises... En fait, la Tristesse était un personnage plutôt déprimant... et déprimé. Un coup d'émotion un peu trop fort et elle se transformait aussitôt en fontaine ! Elle n'avait d'ailleurs pas beaucoup d'amis ; et elle venait justement de perdre les deux qui lui restaient... Enfin, c'est ce qu'elle pensait ; elle avait tendance à baisser les bras assez vite. Le problème était que la Frustration et la Colère ne pardonnaient pas si facilement... Qu'à cela ne tienne, aujourd'hui la Tristesse se débarasserait de ses larmes pour une heure ou deux, le temps de sauver la fragile amitié qui avait usage de la lier à ses rares amis.
     Elle se dirigeait d'un pas décidé vers la porte de chez sa cousine, chez qui séjournait aussi la Colère, lorsqu'elle sentit un parfum familier, néanmoins désagréable : celui de la Rancune. Cette garce avait senti la dispute et s'était précipitée chez les amies de la malheureuse ! La pauvre Tristesse n'en revenait pas. Elle hésita longuement avant de frapper à la porte de la maisonnette et le regretta aussitôt. Une sombre pensée lui avait traversé l'esprit (comme souvent d'ailleurs) : et si c'étaient la Frustration et la Colère qui avaient invité la Rancune ? Cela voudrait alors dire que la tristesse serait à jamais seule et son unique compagnie serait son patron, l'Amour ! Elle ne supportait pas cette idée (car l'Amour était aussi l'employeur à mi-temps du Plaisir, du Bonheur et de la Joie).
     Heureusement pour elle, au moment où ses pensées allaient la faire craquer, la Frustration vint lui ouvrir la porte. Cette dernière regarda sa cousine le plus froidement du monde pendant un petit moment (qui parut une éternité à la Tristesse), et la laissa finallement entrer. Elles avançaient lentement dans le couloir, et la Tristesse craignait un peu plus à chaque instant de se retrouver devant la Rancune et son jugement impartial. L'atmosphère était rempli de son écoeurant parfum. Mais en pénétrant dans la pièce principale, la Tristesse resta bouche-bée devant la scène qu'elle découvrit : la Colère était assise sur le tapis rouge du salon, le visage fulminant, la respiration forte et haletante, les bras tombant sur ses genoux, les paumes vers le ciel, dirigeant un regard rageux vers ce qui, de l'endroit où se trouvait la Tristesse, ressemblait à un amas de tissus derrière la table basse. Elle jeta un regard ébahi à sa cousine, qui n'osait même pas lui faire face. Alors, ne pensant plus à rien, la Tristesse se dirigea lentement vers le tas et ce qu'elle vit la glaça d'effroi : cet entassement qu'elle avait d'abord pris pour un coup de tête de la Colère s'avérait être le cadavre encore chaud de la Rancune. La Tristesse abassourdie regarda son amie qui, pour la preière fois depuis son arrivée, détourna son regard du corps pour le poser sur la Triste personne en face d'elle, et pour la première fois de toute sa vie, cette dernière vit dans les yeux de la Colère le bonheur de la voir. Elle n'en revenait pas. La colère était heureuse ! Elle se jeta dans les bras de son amie et commença à sangloter des larmes de Bonheur et de Remord. Ellle arriva néanmoins à balbutier :
     - La... la Rancune est arrivée et... elle disait qu'on... qu'on ne s'était  pas vues depuis long... longtemps. Et... elle a commencé à... à dire que tu... qu'on avait... plus... aucune raison de te... revoir un jour... et là... je... je sais pas pourqu...pourquoi mais... je l'ai... je l'ai...
     - Elle l'a étranglé, finit la Frustration.
     La Colère laissa échapper un sanglot plus gros que les autres, puis se laissa finallement aller à pleurer à chaudes larmes. Elle continua :
     - Nous sommes tous indispensables ! Que va devenir le monde sans elle ?
     Elle criait presque à présent. La Tristesse fit alors une chose qu'elle ne se serait jamais cru capable de faire, elle rassura son amie, avec une voix douce et chaleureuse :
     - Tu sais, son corp est mort mais son esprit ne l'est pas. Elle continuera à semer toute la Rancoeur et la Rancune qu'elle peut. Tu sais bien comment nous sommes fait, nous les sentiments. Dans une minute, quelqu'un aura tellement besoin d'elle qu'il l'inventera, et elle renaîtra. Tu ne devrait pas te mettre dans des états pareils.
     - Mais... je n'y peut rien... c'est ma nature.
     - C'est pour cela que nous existons, dit la Frustration. Maintenant, si nous essayions d'oublier nôtre nature un petit moment ?
     Elle souriait en disant cela. Alors, son amie toujours en pleurs sur son épaule, la Tristesse imita sa cousine, et, ce jour qui semblait être comme le précédent et celui d'avant, prit peu à peu le visage du Bonheur.

Par Mei
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